Après une année 2013 rythmée par notre triple mariage, était venu le temps pour nous de prendre un peu de temps loin de la grisaille parisienne et de faire un break d’une quinzaine de jours. Notre destination ? L’Amérique du Sud et plus précisément le Venezuela. Ce n’est pas l’actualité locale actuellement difficile qui allait nous arrêter, ni une ni deux, nous voilà parti pour l’aventure.

Voyage solidaire

Ce voyage ne fut pas un voyage comme les autres. En effet, pas de journées allongées sur des transats à siroter des cocktails frais au bord d’une mer turquoise. Le but ici était d’aider au développement de villages indiens du delta de L’Orénoque : la communauté des Wararos.

Notre aide est à la fois :
– financière, le coût de ce type de voyage est identique à un voyage 5 étoiles, sauf qu’ici pas de luxe, on vit au coeur des communautés, pratiquement chez l’habitant. Le surplus financier leur étant ainsi directement reversé.
– et humaine, car nous aidons au développement des villages dans lesquels nous passons : construction d’école, peinture d’école, agriculture, etc.

Pour nous le voyage était sous le signe des enfants, avec la construction d’une petite école en bois dans un premier village, ainsi que la peinture d’une autre école dans un second village. En échange de quoi, les différentes communautés nous ont fait découvrir leurs différentes coutumes et modes de vie.

Hugo Chávez : « Corazón de mi patria »

Le Venezuela est un pays qui a mauvaise réputation chez nous : dictature, insécurité, pauvreté, diabolisation, etc. La raison ? L’ancien président du pays, Hugo Chávez, élu par le peuple, pour le peuple, qui a toujours était contre le fait de s’abaisser devant les grandes puissances de notre monde (USA, Europe ou encore Israël). Le Venezuela est un pays extrêmement riche, ses ressources en pétrole sont les plus grandes du monde, devant même les pays du golf.

Vous imaginez bien qu’un potentiel financier comme celui-ci fait des envieux du côté des puissances transatlantiques. S’en suit alors des tentatives de déstabilisation cf l’actualité récente du pays2 et de diabolisation qui font qu’aujourd’hui on a tout sauf envie d’aller passer des vacances là-bas et c’est bien malheureux.

Des conditions de vie toujours difficiles

Malgré tout ça, nous avons décidé de partir à la découverte de ce pays, et bien nous en a pris. Ce fut une superbe expérience. Plus que le pétrole, le Venezuela a sa richesse d’âme à faire valoir.

Durant nos 2 semaines nous avons ainsi découvert plusieurs communautés, leur mode de vie loin de toutes nos préoccupations à nous les occidentaux hyper-connectés. Là-bas, les gens vivent de la pêche, de la chasse ou de l’agriculture, les hommes partent le matin pécher ou chasser et reviennent en fin de mâtiné pour nourrir la famille. La femme reste à la maison pour s’occuper de la famille, bien souvent très nombreuse.

Les conditions de vie dans ces communautés y sont difficiles, l’accès à l’eau potable est pratiquement impossible (l’eau y est plus chère que le pétrole), reste alors l’eau du fleuve et toutes les bactéries qu’il contient. S’en suit ainsi de nombreuses maladies et un taux de mortalité infantile de 50% jusqu’à l’âge de 10 ans. Malgré cela leur vie est en train de changer petit à petit, Chávez et le tourisme aidant.

Des souvenirs en pagaille

Notre voyage fut concentré sur le littoral du Venezuela : le nord du Pays. Avec en premier lieu une arrivée à Caracas depuis Paris (10h de vol), puis un transfert vers Maturin avant d’arrivée enfin dans le delta de l’Orénoque où nous y avons passé 8 jours au sein de 2 communautés Waraos.

Après avoir découvert les nuits en hamac, le feu fait manuellement, la pêche aux piranhas, la chasse aux caïmans ou encore les bienfaits des plantes médicinales que l’on trouve dans la jungle, nous avons rejoint la ville montagneuse de Caripe. Changement de décor, nouvelle facette du pays, ici on fait place à la culture de café et du chocolat.

Nous nous sommes ensuite arrêtés quelques jours dans un campement en bord de mer des Caraïbes à Querepare : deuxième moment fort de ce voyage. Décor une nouvelle fois différent, cette fois place aux plages et aux cocotiers. Nous y avons eu la chance d’assisté à la ponte des 2 premières tortues de mer de la saison, dont une tortue luth de près d’une tonne, rien que ça. Un moment rare et fort en émotion.

S’en est suivi une fin de séjour plus tranquille sur le littoral Venezuelanais entre Santa Fe la ville de pêcheur, les petites îles paradisiaques voisines propices aux découvertes sous-marines et ses nombreuses espèces de poissons. Et enfin Caracas, que nous n’avons pas eu l’occasion de découvrir compte tenu des affrontements qui avait lieu dans une certaine partie de la ville quand nous y étions.

En bref

En bref ? Ce voyage fut pour nous une bouffée d’oxygène qui nous a fait découvrir un magnifique pays aux multiples facettes et richesse, malheureusement méconnu. Je ne peux que vivement vous le conseiller.

Le fait de tenter un voyage à connotation solidaire fut également très enrichissant par les échanges avec les locaux qu’il permet. Cela nous pousse déjà à réfléchir à un prochain voyage du même type, cette fois-ci très certainement en Afrique (Sénégal ?) ou en Asie (Vietnam ?)… wait and see !

Je termine par quelques photos supplémentaire de ce voyage :